L’Étranger, Imaro et la joie du déjà-lu en français

Je suis certain que le vrai foyer de l’Épée et l’Âme est dans la francophonie, alors j’ai passé beaucoup de temps ces dernières années à apprendre le français. C’est difficile. Mais si je veux traduire mon livre de Charles R. Saunders en français, je dois apprendre le français.

Pour devenir un écrivain dans la francophonie, il me fallait d’abord devenir un lecteur de la francophonie.

Dans ce but, j’ai découvert une nouvelle joie: le sens du « deja lu ». Vous êtes familier avec déjà-vu: la sensation d’avoir déjà vécu ce moment précis. Eh bien, le déjà-lu c’est la même chose, mais avec un livre.

Et pour moi, la plus grande expérience est de lire en français un livre que j’aime en anglais.

Quand j’ai lu la version française d’Imaro, j’ai eu la sensation de déjà-lu toutes son aventures, mais les mots étaient nouveaux.

Et mon plus grand rêve depuis vingt ans était de lire Albert Camus et L’Etranger en français, et je l’ai fini la semaine dernière. En anglais, même le titre n’est pas certain: the Stranger or the Outsider? Mais en français, j’ai découvert le monde primal que Camus a créé dans le roman.

Pour ma prochaine expérience de déjà-lu, j’ai choisi Shakespeare, et j’ai commencé avec Hamlet. Être, ou ne pas être……